💡Naissance du projet
Mathilde, voyant ma nouvelle passion (parmi les dix autres de l'année…) pour l'électronique, m'a proposé une mission : fabriquer un ouvre-porte automatique pour la porte de l'immeuble du Quai 10.
La solution évidente était de me brancher directement sur l'interphone, de capter le signal électrique de la sonnette et de déclencher la gâche avec un signal électrique. Simple, mais avec une absence totale de fun — et le risque de bidouiller un interphone que je ne connais pas, alors que je ne suis expert en électronique que depuis deux semaines.
Une autre solution m'est apparue : fabriquer un appareil qui écoute, détecte la sonnette, et actionne un bras qui appuie directement sur le bouton — exactement comme on le fait d'habitude.
C'est ainsi qu'est né Patrick, premier robot du Quai 10, prêt à affranchir l'Homme de la lourde tâche d'appuyer sur un bouton (voire parfois de SE LEVER) !
Patrick est encore en rodage, ne vous reposez pas complètement sur lui : vérifiez qu'il appuie bien sur le bouton. Des améliorations sont à venir, notamment sur le bras qui appuie sur le bouton (fiabilité et précision de l'appui). Il reste aussi à décorer le boîtier — les idées sont les bienvenues !
⚙️Comment ça marche
- 1 Patrick tend l'oreille24h/24, sans jamais râler, son petit micro guette le moindre bruit près du carillon.
- 2 Il reconnaît la sonnettePas d'erreur possible : il compare le son à la "signature" exacte de notre sonnette, pas juste un bruit qui traîne.
- 3 Il ouvre la porteSon petit bras appuie sur le bouton, exactement comme le ferait une main — une seconde et demie, et hop, il se retire discrètement.
🎵Ce que Patrick entend vraiment
Chaque son a sa propre "empreinte digitale" acoustique. Voici celle de notre sonnette, capturée en vrai : les 6 pics marqués sont ceux que Patrick guette avant de bouger le petit doigt.
C'est cette combinaison précise de fréquences, tenue un minimum de temps, qui fait tilter Patrick — un bruit fort quelconque n'a quasiment aucune chance de la reproduire par hasard.
Pas de réseau de neurones, pas de machine learning, pas de "boîte noire" : Patrick compare des fréquences à des seuils fixes, avec des règles écrites à la main. Du code bêtement déterministe. 1282 lignes de C++ tout de même, merci Claude ❤️ !
🕘Uniquement aux heures d'ouverture
Patrick n'écoute que du lundi au vendredi, 9h–18h, jours fériés exclus. En dehors, il fait la sieste et laisse le bouton manuel gérer, comme au bon vieux temps.
Ces horaires ne sont pas gravés dans le marbre : ça se règle en quelques clics depuis une page web, voir Changer les réglages plus bas.
🔒Robuste, pas juste rigolo
Le bouton manuel marche toujours
Patrick se contente d'appuyer sur le bouton existant, de l'extérieur, sans jamais toucher au circuit. Même s'il tombe en panne ou qu'on le débranche, le bouton s'en fiche et fonctionne comme avant.
Pas de faux départ
Patrick ne réagit qu'à la signature sonore précise de notre sonnette — testé face à des dizaines de bruits du quotidien sans jamais se planter.
L'interphone n'est pas touché
Aucune modification sur l'interphone, la gâche ou le bouton existant.
Un appétit d'oiseau
Patrick grignote environ 0,5 W en écoutant, un petit 1 W le temps d'actionner son bras, et tombe à 0,01 W en veille hors créneau.
📷Dans les entrailles de Patrick
Matériel : microcontrôleur ESP32, micro, buzzer, câble USB, servo.
🖥️Changer les horaires ou fermer un jour
Les horaires et les fermetures exceptionnelles (congés, ponts) se règlent depuis une page web planquée dans le boîtier — pas besoin d'être ingénieur, promis.
Se connecter au WiFi du coworking avec son téléphone ou son ordinateur (Patrick doit être sur le même réseau).
Ouvrir un navigateur et taper l'adresse http://porte.local (uniquement depuis le WiFi du Quai 10).
Sur la page qui s'affiche : modifier les plages horaires, ajouter une fermeture ponctuelle, ou tester l'ouverture manuellement.
Cette page n'a pas de mot de passe (réseau du coworking considéré de confiance) : n'importe qui sur le WiFi peut y farfouiller et modifier les réglages.
📊Patrick compte ses ouvertures
Chaque ouverture automatique est enregistrée : nombre du jour, des 30 derniers jours, de l'année, et le total depuis le premier branchement — avec la répartition par tranche horaire. De quoi savoir si Patrick bosse dur ou s'il chôme. Des données absolument cruciales pour le pilotage stratégique du coworking, sans lesquelles le Quai 10 ne saurait fonctionner.
Ces statistiques sont visibles en direct sur http://porte.local (uniquement depuis le WiFi du Quai 10), juste au-dessus des réglages d'horaires.
❓Questions fréquentes
Après avoir branché ou rebranché Patrick, 2 bips courts veulent dire qu'il est en pleine forme (réseau et heure récupérés) : il écoute désormais la sonnette normalement.
La porte ne s'ouvre pas quand on sonne
Vérifier qu'on est bien dans les horaires d'ouverture (lundi–vendredi 9h–18h, hors fériés) — en dehors, c'est normal que rien ne se passe, Patrick fait la sieste. Si c'est bien dans le créneau, resonner une deuxième fois : un bruit ambiant fort peut parfois couvrir le carillon.
Impossible d'accéder à porte.local
Vérifier que l'appareil utilisé est bien connecté au WiFi du coworking (pas au réseau mobile). Si ça ne fonctionne toujours pas, réessayer après une minute — Patrick peut être en pleine sieste.
Patrick fait 1 seul bip toutes les 20 secondes en boucle
C'est lui qui panique un peu : il n'arrive pas à se connecter au réseau ou à récupérer l'heure, et retente toutes les 20 secondes. Mais tant qu'il n'y arrive pas, il n'écoute pas la sonnette du tout. Vérifier que le WiFi du coworking fonctionne. Si le nom ou le mot de passe du WiFi a changé, il faut mettre à jour ses identifiants et le reflasher — voir la documentation technique.
Est-ce que ça marche le week-end ?
Non, Patrick est de service du lundi au vendredi, 9h–18h. Le week-end, c'est repos pour lui — le bouton, lui, ne prend jamais de congé.
Les jours fériés sont-ils gérés automatiquement ?
Oui, Patrick calcule lui-même les jours fériés (environ 15 mois à l'avance) — rien à saisir à la main. Des fermetures ponctuelles supplémentaires (pont, congé exceptionnel) peuvent aussi être ajoutées depuis porte.local.
Est-ce que tout est enregistré ?
Non, le micro écoute en direct mais n'enregistre rien et ne transmet rien nulle part. Il ne fait que détecter localement la sonnette, en temps réel, puis oublie aussitôt.
Le bouton normal existe-t-il toujours ?
Oui, il n'a jamais été modifié. Le boîtier se contente d'appuyer dessus mécaniquement pendant les heures d'ouverture, exactement comme le ferait une main.
Est-ce que le système consomme beaucoup d'électricité ?
Non — 0,5 W en écoutant, 1 W le temps d'actionner son bras, et 0,01 W en veille hors créneau.
Patrick est encore en rodage, ne vous reposez pas complètement sur lui : vérifiez qu'il appuie bien sur le bouton. Des améliorations sont à venir, notamment sur le bras qui appuie sur le bouton (fiabilité et précision de l'appui). Il reste aussi à décorer le boîtier — les idées sont les bienvenues !